Deux sidecars Ural en Autriche

2 équipages ont représenté Ural-France à la 10ème rencontre Européenne Ural en Autriche.

8 jours, 5 pays, plus de 2 000 km parcourus, et une cargaison de bons souvenirs au retour.

Le 31 août, la Zorgol Team (Gérard et Sylvaine) et nous (les Milljacq, François et Claude) rentrions d’un périple de 8 jours qui nous a permis de tester le bitume de 5 pays sur pratiquement 2020 km (dommage, on aurait pu pousser à 2022 !), dont environ 75 km entre Autriche et Tchéquie lors de la balade du samedi.

Sous le pseudo de François, c’est en fait Claude qui rédige ces lignes (Note du webmaster)

Nous n’avons pas toujours respecté le tracé Google Maps prévu : Gérard ouvrait la voie et il a une nette propension à fuir tout ce qui va tout droit pour chercher du virolo !

Et puis, une fois rentrés à la maison, scrutin ultra démocratique … et j’ai été élue ! …. rédactrice du compte rendu de notre sortie…

Bon, je vais essayer de commencer par le commencement, mais sans entrer dans les détails.
Pour un vécu du voyage au jour le jour, la page Facebook de Zorgol.

Déjà des faits généraux et des CHIFFRES (sans lesquels il n’y a pas de vérité, c’est bien connu) :

Pont du Navoy, Jura – Photographié car il sera bientôt remplacé par un pont Large et Moderne !

Départ depuis le Jura,

où Gégé et Sylvaine nous avaient rejoints. Le Pirate, notre président, devait être du voyage, mais il a dû y renoncer au dernier moment. Nous avons pensé à lui, d’autant qu’il s’agissait de représenter dignement Ural-France au 10ème Rassemblement Européen en Autriche par l’importateur pour notre sous-continent, le fier et sympathique Hari, qui nous a si gentiment accueillis à notre arrivée au château de Burg Piberstein.



Le voyage aller
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Nous l’avons fait en trois jours, avec des étapes de 330, 360 km et 260 km qui nous ont fait passer après la France par la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche. En théorie, c’est facile : suivre die schöne blaue Donau, de Freiburg à Linz !

Pont bleu sur un Danube du même métal.

Arrivée de la 1ère étape : le lac Titisee

 

2ème étape, près d’Ingolstadt

Arrêt casse-croute à Waldkirchen, pas très loin de la frontière autrichienne

Arrivée en Autriche

Hari avait réservé notre hébergement dans un village tout proche du site du rassemblement.

Auberge Gasthof zum Alten Turm, à Haslach an dem Mühl.

Pour un non germaniste, mémoriser les noms, c’est du boulot…

Le rassemblement :

Il ne s’agissait pas que de faire du tourisme, on était venus pour voir des side-car, russes si possible ! Là, on a été gâtés, même si, avec 120 équipages enregistrés, nous n’étions pas beaucoup plus nombreux qu’à Vassieux. Bien sûr, beaucoup d’autrichiens, des allemands, belges, suisses et 4 ou 5 français (un couple de Soissons, un marseillais, …).

 

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La balade du samedi

Nous a fait découvrir la Haute-Autriche par de toutes petites routes, avec un détour par la Tchéquie (routes forestières), pour entrevoir le lac Vodní nádrž Lipno : un lac de barrage de 48 km² sur la rivière Vitava, dont Wikipedia vous apprendra qu’on a le droit de l’appeler «  la mer de la bohème du sud » ! On l’a juste entrevu.

Hari a été contraint d’annuler le grand « Rallye» du dimanche pour des raisons techniques et aussi du fait des pluies importantes annoncées (une partie du trajet était en hors-piste).

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Voyage retour

En 4 jours, pour prendre un peu plus le temps de profiter des magnifiques paysages rencontrés, et de s’arrêter le plus souvent possible pour respirer, et faire jouer un peu nos articulations : entre 220 et 270 km maxi /jour. Nettement plus facile.

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Hébergement :

Petits hôtels et Gasthaus, Brauereien : des tentatives pour se cantonner aux soupes et salades un repas sur deux : échec « presque total » pour Gérard, mais c’est quand même mieux que François, qui n’a même pas essayé. L’hébergement est assez cher en cette période de vacances scolaires, mais la nourriture (et la bière) sont bon marché. Nous n’avons vu qu’un seul menu traduit en anglais, le premier soir. Après : merci à nos traducteurs numériques !

Nos machines :

Les side-cars ont vraiment très gentiment marché : il faut dire que nous roulions à 70-80 km/h sur les routes très rurales choisies chaque soir, avec des pointes d’une rare violence où nous avons atteint (très brièvement) des 95 km/h, surtout en fin d’étape ! Le nôtre (Sportsman 2019, très peu de bagages) a consommé du 5,2l / 100km en moyenne, à nos allures maîtrisées. Le Ranger 850 de Gérard, à carbus et plus chargé (outils etc), est à presque 2 litres de plus. Essence plutôt moins chère qu’en France (et il y a parfois du SP 100  en plus du 95 et du 98 !)

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Qu’est-ce qui m’a (nous a) le plus marqué ?

Une image contenant herbe, ciel, extérieur, nature Description générée automatiquement Apparemment, pas de grosse sécheresse en Allemagne et en Autriche : que ça faisait du bien de rouler entre des arbres pas encore rougis par le soleil et des prairies d’herbe grasse !

Nous avons bien aimé la possibilité de s’arrêter sur le bord de la route pour acheter des fleurs, des œufs, et même des courges ! Allez savoir pourquoi, nous ne nous sommes intéressé qu’aux courges …

Du beau temps partout, sauf une journée complète de vraie bonne pluie au retour, entre Piberstein et notre première halte en Allemagne. Ça a permis de tester l’étanchéité des équipements …

 

Des accueils vraiment très chaleureux tout au long de la route, les gens se marrent comme des baleines et nous saluent presque encore plus qu’en France : le Ural Delay Factor est une réalité internationale !

Visages souriants, même les toits ont les yeux écarquillés.

Lors d’une pause dans un col, dans la forêt noire, un camion de la DDE locale s’arrête : son chauffeur veut nous montrer des photos de son Ural de 1985 et de son Dniepr de 2005. Nous n’avons pas une langue en commun, mais nous finissons par comprendre que s’il n’est pas fier de ses freins, il peut, lui, au moins, interchanger ses trois roues en quelques minutes !

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Deux mentions spéciales :

à notre auberge en Autriche, notre hôtesse du premier soir ne parlait qu’Autrichien. Et quand on est déjà mauvais en allemand, dieu sait que l’Autrichien ça surprend. Plutôt pire encore que le Bavarois : il faut rouler les “r” comme en Écosse ou en Espagne, et apprendre les expressions qui vont bien ! Bref, la petite serveuse, très tactile avec mon homme (la communication par les doigts ????) probablement Slovène ou Tchèque, a consacré toute sa soirée à nous aider à comprendre le menu et à choisir… entre Gulash et Wiener Schnitzel.

Et surtout, si vous passez par la Bavière ne ratez pas le Gasthaus zum Post de Schonstett :

 

Chambres et restaurant tout à fait bien, mais surtout un accueil de tout premier ordre : comme nous étions trempés, il ont mis à notre disposition une grange pour nos motos, le compresseur qui va bien pour leurs pneus, et passé beaucoup de temps à bavarder pendant les repas, tentant de nous expliquer les subtilités du bavarois..

Ils affichaient une forme de vénération pour Zorgolou, que le patron appelait avec déférence Der Patriarch !

Der Patriarch

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Une mention spéciale à nouveau,

cette fois ci pour l’absence de tout ralentisseur, dos d’âne ou gendarme plus ou moins couché et autres pièges dès que nous avions passé la frontière française. Que ça fait du bien !

Et c’est sans mentionner la qualité impeccable du ruban d’asphalte en Suisse, en Allemagne et en Autriche. Il a fallu attendre les chemin forestiers tchèques pour rencontrer du bitume façon patchwork qui ne démériterait pas sur nos départementales…

Bon, dans le Baden Württemberg (à l’ouest, avant la Bavière), il y a des radars partout dans les villages. Là, merci à nos GPS qui nous les indiquent bien : il faut juste penser à avoir mis à jour avant de partir les « points d’intérêt » sur TomTom, ou à scrupuleusement respecter les limitations de vitesse très clairement indiquées. Mais en Bavière ça a été, liberté, confort ET sécurité.

Aller, il faut bien se plaindre un peu : Saloperies de Umleitung !

De Umleitung en Umleitung, on a bien perdu près de 40 km le deuxième jour. En fait, après on a compris qu’il faut surtout regarder le petit panneau sur fond blanc en dessous (quand il y en a un) pour voir la direction concernée. N’importe, c’est peut-être la plus déplaisante des passions allemandes.

Heureusement qu’il y a la solidarité motarde : une Guzzi s’est arrêtée pour nous aider, et un Ducatiste nous a même piloté à travers des sens interdits au milieu des maïs pour nous remettre sur le bon chemin.

Alors, on repart quand ? Eh bien, dès que possible !

 

Un commentaire sur « Deux sidecars Ural en Autriche »

  1. Bravo à vous tous. Vous êtes des exemples de globe trotter. Rien ne vous arrête…. je vous présente mes respects. À bientôt dans une rencontre.
    Dom de Chambéry

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